Ce qu'on accroche au mur, et comment on l'éclaire

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Un cadre d’enfant se change plus souvent qu’on ne croit

Avatar de Domitille Sarrazin

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3 min de lecture 4,0 (40 avis)

Un portrait accroché à trois ans, souriant dans la lumière d’un printemps déjà loin, ne ressemble plus vraiment à l’enfant qu’on croise tous les jours à sept ans. Ce n’est pas le tirage qui vieillit mal : c’est l’enfant qui grandit, à un rythme que le mur, lui, ne suit jamais tout seul.

Un rythme de croissance qu’on sous-estime

La croissance humaine connaît ses phases les plus rapides durant l’enfance, avec des changements physiques notables d’une année sur l’autre, bien plus marqués que ceux d’un adulte sur la même période. Un portrait qui semblait ressemblant lors de l’accrochage peut, en douze ou dix-huit mois, ne plus correspondre à l’image que la famille se fait de l’enfant au quotidien.

Ce que le décalage révèle, sans qu’on le remarque

Un visiteur qui découvre la maison pour la première fois compare instinctivement l’enfant présent avec le portrait accroché au mur, et remarque souvent l’écart bien avant la famille elle-même, trop habituée à croiser cette image tous les jours pour vraiment la regarder. C’est un phénomène classique : on cesse de voir ce qu’on regarde tous les jours au même endroit, et un portrait vieilli devient, avec le temps, presque invisible, alors même qu’il ne ressemble plus à personne dans la pièce.

Ce même mécanisme touche d’ailleurs tous les tirages accrochés durablement, pas seulement les portraits d’enfants : un paysage ou une nature morte fixés au même endroit pendant des années finissent, eux aussi, par se fondre dans le décor plutôt que d’être vraiment regardés. Le renouvellement régulier d’un portrait d’enfant offre, en creux, une bonne occasion de reconsidérer l’ensemble du mur, pas uniquement l’image la plus concernée par le changement.

Renouveler sans tout recommencer

Changer un portrait ne signifie pas nécessairement changer tout le mur : garder le même cadre, avec le même passe-partout déjà découpé au bon format, et remplacer uniquement le tirage à l’intérieur, simplifie considérablement l’opération. Un format standard comme le 30×40, courant pour ce type de portrait, facilite ce renouvellement régulier sans avoir à racheter un cadre, un passe-partout et un verre à chaque nouvelle version du portrait.

  • Choisir un format standard dès le départ, pour faciliter les remplacements futurs.
  • Garder une trace de la date d’accrochage, pour se rappeler quand envisager un renouvellement.
  • Conserver les anciens tirages plutôt que de les jeter : ils prennent, avec le temps, une valeur qu’on ne leur voyait pas encore.
  • Profiter du changement de portrait pour vérifier la hauteur d’accrochage, qui doit elle aussi évoluer si le regard d’un enfant qui grandit devient un point de référence dans la pièce.

Les anciens portraits retirés du mur méritent le même soin que ceux encore accrochés : rangés à plat, à l’abri de la lumière et de l’humidité, ils forment avec le temps une sorte de petite chronologie familiale qu’on redécouvre parfois avec plus d’émotion que le portrait qui les a remplacés sur le mur.

Ce choix de format standard rejoint directement la question plus large du format d’un tirage selon le mur qui l’accueille, que nous détaillons dans notre article sur le choix du format selon le mur.

Un cadre d’enfant qui ne change jamais finit, sans qu’on s’en aperçoive vraiment, par montrer un enfant qui n’existe déjà plus tout à fait de la même façon.


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